11 février 2008
Quand le Japon fut fondé...
Kenkoku kinenbi, le jour national de la fondation du Japon, est fêté
le 11 février de chaque an.
A ce jour-là, on trouve des
drapeaux japonais un peu partout dans la rue, devant les portes, aux bâtiments
ou aux autobus.
Selon
les annales du pays, la fondation du Japon aurait eu lieu en 660 avant JC, avec
l’intronisation du 1er empereur, Jimmu, qui est un descendant direct de la
déesse Amaterasu Omikami. Je vous en ai déjà raconté !
Cette fête nationale donne toujours lieu à de vives
controverses et manifestations dans tout le pays car elle présente une forte
coloration nationaliste.
09 août 2007
9 aout 1945 - Nagasaki
C’est aujourd’hui la ville
de Nagasaki qui est en commémoration pour l’attaque de la bombe atomique le 9
août 1945.
Les
gens rassemblés dans le parc de paix de Nagasaki observent une minute de
silence à 11h02, l'heure exacte à laquelle la bombe atomique a explosé
au-dessus de la ville, et comme à Hiroshima, des campagnes et des discours pour
l'éradication des armes nucléaires dans le monde sont organisés.
Malgré la dévastation de la
première attaque atomique sur la ville de Hiroshima trois jours auparavant,
dont le centre fut complètement détruit, la détermination des dirigeants
japonais à lutter jusqu’à la fin ne fut pas encore bouleversée. Ainsi, les
Américains décidèrent trois jours plus tard, le 9 août, de lancer leur deuxième
bombe atomique.
La deuxième bombe était
normalement désignée pour la ville de Kokura dans le nord de l’île de Kyushu.
Mais à cause des nuages et du brouillard, les Américains décidèrent de
poursuivre leur route vers Nagasaki où une éclaircie leur permit d'effectuer le
funeste largage. 40.000 personnes furent cette fois tuées sur le coup et des
dizaines de milliers d'autres gravement brûlées. Cinq jours plus tard, l'empereur Hirohito se
résignait à une reddition sans condition.
Aujourd’hui, le parc de la
paix et un musée, ainsi que la cathédrale d’Urakami, qui fut détruite en 1945,
puis reconstruite, témoignent du lancement de la bombe atomique sur Nagasaki.
06 août 2007
6 août 1945 - Hiroshima
Aujourd’hui, la ville de
Hiroshima célèbre le 62ème anniversaire du lancement de la bombe atomique qui
causa la mort immédiate de 70.000 Japonais et qui causa plusieurs dizaines de
milliers graves brûlés. Beaucoup d'autres moururent des années plus tard des
suites des radiations.
La bombe atomique
d’Hiroshima était la première lancée dans l’histoire. Son objective était de
forcer le Japon à la capitulation.
Tous les ans, des gens du
monde entier se rassemblent dans le parc de la paix à Hiroshima afin d’honorer
la mémoire des victimes et, en même temps, de faire campagne pour la
non-prolifération et le désarmement des armes nucléaires.
La cloche de la paix résonne
à 8H15 le matin, à l'heure où l'avion américain Enola Gay a lâché sa bombe
atomique le 6 août 1945.
Les enfants japonais plient mille grues de
papier en commémoration de Sadako, une fillette
japonaise morte à l'âge de 12 ans d'une leucémie due à la bombe atomique
d’Hiroshima. Selon une ancienne légende japonaise Sadako confectionnait mille
grues en origami en espérant que les dieux, lui permettraient de guérir et de
recommencer à courir. Depuis lors, la fille est devenue un symbole pour la
paix, et une statue a été érigée dans le parc de Hiroshima en son honneur.
02 juillet 2007
Bombardements atomiques inévitables ?
Le ministre de la Défense
japonais, Fumio Kyuma, a démissionné pour avoir qualifié d'inévitables les
bombardements atomiques américains d'Hiroshima et de Nagasaki en août 1945, un
sujet qui est toujours super sensible, même plus que 60 ans après la guerre.
Le ministre a fait éclater
une tempête de protestations samedi en déclarant dans un discours à
l’université de Chiba que les bombes atomiques lancées en août 1945 par les
Etats-Unis sur Hiroshima et Nagasaki, qui avaient fait plus de 210.000 morts,
étaient « quelque chose qui ne pouvait être évité » pour prévenir une
invasion soviétique du Japon.
C’est vrai que
l’argumentation du ministre japonais correspond à une thèse défendue par de
nombreux historiens, mais elle est aussi toujours interprétée comme une
justification de l'usage de la bombe atomique dans un pays, où le traumatisme
est encore vif plus de 60 ans après les bombardements atomiques de Hiroshima et
Nagasaki.
Ainsi, les associations de survivants des bombardements ont qualifié de
« scandaleux » le discours du ministre et ont refusé sa présence aux
prochaines cérémonies de commémoration des bombardements.
Aussi la phrase de Kyuma
dans son discours, disant que déjà avant le lancement des bombes atomiques sur
les deux villes, « c’était évident que le Japon perdrait la guerre »,
ne contribue pas du tout à la bonne réputation du ministre d’un pays, pays qui
se félicite encore aujourd’hui de ses actions glorieuses pendant la guerre.
Après le suicide d’un
ministre du cabinet Abe, il y a environ un mois et cette démission, le soutien
du gouvernement japonais actuel diminue de plus en plus, précisément quelques
semaines avant les élections sénatoriales qui sont cruciales pour l’avenir du
premier ministre.
02 juin 2007
Les femmes de consolation
Leur nombre est
bouleversant : Il y a probablement plus de 100.000 femmes asiatiques qui
ont été violées par des soldats japonais pendant la guerre sino-japonaise à
partir de 1937. Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a été tenu pour responsable, et
aucune de ces femmes n’a eu de dédommagement. Cette semaine, le Premier
ministre du Japon a renforcé de nouveau qu’il n’y avait pas de preuves pour ces
crimes.
Les femmes – surtout des
Chinoises et des Coréennes – sont appelées « femmes de consolation ».
Elles devaient « consoler » les soldats japonais qui étaient loin de
leurs familles, en se laissant violées 30 à 40 fois par jour dans des bordels
de guerre. On dit qu’ainsi, elles ont renforcé le moral du militaire japonais.
La plupart de ces femmes étaient des enfants, entre 13 et 18 ans.
Aussi après la guerre, leur
souffrance ne trouvait pas de fin parce qu’à cause de leur passé, les femmes
étaient exclues de la société, bannies de leurs familles et leurs amis.
Beaucoup d’entre elles se sont suicidé afin de terminer leur souffrance,
d’autres sont décédées à cause des maladies qui se sont développées faute de la
prostitution forcée ou des maltraitances.
Pendant que le gouvernement
japonais nie encore et toujours l’existence de ces bordels pendant la guerre et
refuse de s’excuser auprès de ces femmes maltraitées et de leur payer un
dédommagement, il y a maintenant certains individus au Japon qui essaient de
vérifier cette partie de l’histoire en recherchant des preuves et en les
publiant. Cependant ces mouvements sont comme une goutte d’eau sur une pierre brûlante :
une action judiciaire commune des familles des « femmes de
consolation » après l’autre tombent dans des oreilles sourdes des
politiciens japonais, et fin avril 2007, le tribunal supérieur du Japon décida
que ces femmes n’auraient pas droit au dédommagement. En fait, le gouvernement
japonais avait fait attention lors de la signature des contrats de paix après
la deuxième guerre mondiale que les réclamations de dédommagement soient exclues.
Mais
après plus que 60 ans après ce chapitre obscur de l’histoire, le Japon n’est
toujours pas prêt à avouer ses fautes et sa culpabilité au cours de la guerre.

















