12 novembre 2009
Long live the tenno!
Le Japon célèbre aujourd'hui le vingtième anniversaire de l'accession au trône du tenno (l'empereur) Akihito.
Après la mort de l'ancien tenno, Hirohito, père d'Akihito, en 1989, il accéda au trône. En même temps que son accession au trône s’ouvrit une nouvelle ère qui porte le nom de Heisei. Heisei signifiant
"accomplissement de la paix". La cérémonie d'intronisation eut lieu le 12 novembre 1990 et les festivités d’intronisation le 23 novembre 1990.
Akihito, âgé de 75 ans, a principalement joué un rôle de représentation
durant ses vingt ans de règne. Un rôle grandement imposé par les
Américains après la reddition du Japon en 1945. Il fait figure d'un empereur moderne, mais il est
également très attaché à la tradition japonaise et à la pérennité de la
famille impériale. Dans ces 20 ans de son règne, il a réussi à changer progressivement l'image de la maison impériale, maintenant plus proche du peuple japonais.
24 septembre 2008
…Konnichiwa, Aso-san !
Comme prévu, la chambre
basse du parlement japonais a aujourd’hui choisi Taro Aso pour diriger le
gouvernement en remplacement de Yasuo Fukuda. Il avait été élu lundi dernier
président du Parti libéral démocrate avec les deux tiers des voix des
parlementaires et des représentants des instances régionales. Aso, âgé de 68
ans, est ex-ministre des Affaires étrangères, mais il est plus connu pour ses
gaffes que pour son sens de la diplomatie. Aso se considère comme un
« faucon » en matière de politique étrangère et de sécurité
nationale. « Je suis un « faucon » si vous entendez par là
quelqu'un de déterminé à sacrifier sa vie pour défendre la paix du monde et
l'intérêt national », a-t-il déclaré. Aso ne manque jamais une
occasion de rappeler son goût immodéré pour les mangas et la J-pop, la BD et la
variété « made in Japan ». Ces faits ne vont pas plaire aux pays
voisins asiatiques.
Voyons combien de temps Taro
Aso restera premier ministre du Japon…
01 septembre 2008
Sayonara, Fukuda-san...
Le premier ministre du Japon, Yasuo Fukuda, a aujourd’hui annoncé sa démission
lors d'une conférence de presse. Successeur en septembre 2007 de Shinzo Abe
avec 60% d'opinions favorables, Yasuo Fukuda était impopulaire dans son pays depuis
plusieurs mois. Il a été mis en cause dans des scandales de disparition de
dossiers de retraite, de corruption et de fraude fiscale au sein de son
administration.
En août, il avait encore remanié son cabinet, espérant rétablir la
confiance et redresser une cote de popularité au plus bas. Mais il restait
confronté depuis des mois à une opposition majoritaire au Sénat qui entravait
son action et retardait l'adoption de nouvelles lois.
Taro Aso, ancien ministre des affaires étrangères et aujourd'hui secrétaire
général du parti de Fukuda, le PLD (Parti libéral-démocrate), est le favori
pour succéder au poste de premier ministre.
25 septembre 2007
Le Nouveau
Tatarata, je vous présente
le nouveau Premier ministre du Japon : Yasuo Fukuda ! A l’âge de 71
ans, il est le Premier ministre le plus âgé de l’histoire japonaise.
Après la défaite de son
prédécesseur Abe qui a laissé derrière lui une situation désastreuse, une
montagne de promesses non tenues au peuple japonais et un parti pour lequel, le
soutien publique n’a jamais été aussi bas qu’actuellement.
On dit que Fukuda est moins
conservatif que son prédécesseur et plus à l’écoute du peuple. En plus, il est
critique envers l’histoire de guerre et ne nie pas les fautes des militaires
japonais dans les années 40, mais la grande question reste ouverte :
réussira-t-il à remonter son parti et à guérir toutes les blessures qu’Abe a
causé pendant son mandat, au niveau national comme à l’international. Ou alors,
va-t-il tomber à la fin, lui aussi, à cause des intrigues au sein de son parti,
ou encore au travers de sa bonne volonté de discuter la deuxième guerre
mondiale ouvertement ? Finalement, il est le 91ème Premier ministre du
Japon…
12 septembre 2007
Bye-bye, Abe !
Il a lutté et lutté, mais à
la fin, il ne lui restait que la démission comme option. Après moins d’une
année au poste de Premier ministre du Japon, Shinzo Abe a annoncé sa démission
aujourd’hui. A cause de plusieurs intrigues et corruptions des ministres de son
cabinet, le cas tragique d’un autre qui s’était donné la mort il y a quelques
mois, la réputation du Premier ministre avait constamment diminué. A la fin,
moins de 30% de la population japonaise a encore supporté leur Premier
ministre.
Aussi les changements des
ministres les plus importants après la défaite dans les élections en août de
cette année, n’a pas pu freiner le déclin du parti libéral-démocrate d’Abe.
Il paraît qu’Abe, dont son
incapacité à réagir après le tremblement de terre près de Niigata et sa
dénégation des camps de torture en Chine pendant la guerre a causé plusieurs fois la colère des Japonais,
a finalement compris que seule sa démission pourrait sauver la descente
complète de son parti. Enfin, depuis sa fondation en 1955, le parti
libéral-démocrate avait presque toujours gagné les élections.
Reste à voir qui se chargera
du lourd héritage d’Abe. L’élection du nouveau Premier ministre japonais aura
lieu le 23 septembre. Après on en saura plus… ! En tout cas, il y a déjà des
noms connus qui circulent dans les têtes des politiciens japonais.
30 juillet 2007
Gifle pour Abe
Le résultat d’hier aux
élections de la Chambre haute au Japon, a du être équivalent à une gifle pour
le Premier ministre actuel Shinzo Abe. C’est la première fois depuis plus de 50
ans, que son parti les Libéraux-démocrates, a perdu la majorité au parlement
national.
Les causes de cette défaite
sont surtout les récents scandales dans le cabinet Abe depuis son élection en
septembre 2006 : deux ministres ont démissionné et un s’est donné la mort.
Il paraît que tous les trois avaient été mêlé dans des scandales de corruption.
Puis, il y a quelques
semaines, un autre scandale a entaché la réputation du cabinet Abe : Les
coordonnées d’environ 50 millions d’assurés de pension ne pouvaient pas être
identifiées et donc, n’étaient pas prises en compte pour la retraite.
Finalement, il y a deux
semaines, le tremblement de terre de Kashiwazaki et l’incapacité du
gouvernement japonais de vérifier les dégâts réels, notamment les dégâts causés
par la centrale nucléaire endommagée, a renforcé la méfiance vis à vis de Abe
et de ses ministres : au lieu de démarrer des propres investigations, le
gouvernement a fait confiance aux chiffres rapportés par les responsables de la
centrale, qui se sont avérés comme faux.
Malgré tout, il semble que
le premier ministre japonais tienne à son poste. Son parti représente toujours
une bonne majorité dans la Chambre basse. Il restera ainsi capable de voter des
lois, même après les élections d’hier, mais à la condition que les
Libéral-démocrates ne scindent pas…















